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Filmer un (nouveau) protégé

1 mai 2014 - Protection des animaux

Chien regardant à la fenêtreChien scrutant la fenêtreLorsqu’on adopte un animal ou lorsqu’on en accueille un, même pendant un courte période, il peut être intéressant de le filmer quand on s’absente.

Cela peut être particulièrement utile pour vérifier que le chien ne souffre pas d’anxiété de séparation. Certaines personnes travaillant dans les refuges affirment que cette anxiété est une des causes principales d’abandon des chiens. Autrement dit, lorsqu’on choisit d’adopter un chien, il est courant qu’on découvre ce problème (plus ou moins longtemps après l’adoption, certains chiens pouvant avoir besoin de plus de temps pour s’attacher à leur nouvel adoptant).

Il est donc important lorsqu’on accueille un nouveau chien de chercher à savoir s’il souffre de ce mal ou non. Car, si certains chiens le manifestent de façon très expansive : destruction de meubles, hurlements et aboiements, etc., d’autres sont plus discrets. Cependant, pour ces derniers, la souffrance n’en est pas moins visible.

Les chiens pourront alors sauter de manière répétitive et périodique sur la porte d’entrée (c’est-à-dire sauter pendant 2 minutes, s’arrêter 10 minutes, puis recommencer, encore et encore), faire des allers-retours entre la porte et les fenêtres, pleurer sans pour autant gêner les voisins ou encore attendre, attendre inlassablement. Si ces comportements ne sont pas une gêne directe, toute personne soucieuse du bien-être de son chien y voit un problème, une souffrance, et ce d’autant plus qu’habituellement ce dernier passe des heures à dormir dans son panier.

Mais ce n’est pas le seul cas où filmer un animal est intéressant. Lorsqu’on recueille temporairement un animal sauvage, il peut s’avérer très utile de l’observer au moyen d’une caméra. En effet, l’animal sauvage est généralement très craintif et peut être comme pétrifié en notre présence. Et, dans le cas d’une webcam intégrée à un ordinateur portable, même si le ventilateur ou l’objet en lui-même peut intriguer, la régularité du son et son immobilisme total fera que l’animal sauvage s’y habituera extrêmement vite.

Le filmer permet donc de l’observer en toute tranquilité. Dans le cas du pigeon, le film réalisé aidera à répondre aux questions suivantes : boit-il suffisammet seul ? essaye-t-il constamment de sortir ? montre-t-il des stéréotypies ? Les observations ainsi faites permettront d’adapter les soins et les sorties d’un animal sauvage en fonction de son comportement, en attendant, bien sûr, de pouvoir le relâcher au plus vite et dans les meilleures conditions (c’est-à-dire, dans la plupart des cas, avec l’aide d’une association spécialisée).

La webcam est donc un outil très précieux. Il faut la placer dans un endroit stratégique qui permettra de voir l’animal au maximum, quels que soient ses déplacements. Il faudra parfois multiplier les films pour observer justement différents endroits qu’il est impossible de filmer en une seule fois ou encore pour constater une évolution des comportements de l’animal.

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