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La cigarette électronique : une drogue dangereuse pour la santé

21 juillet 2014 - Une vie saine

Fumée de cigarette electronique

Des enfants admirant un coucher de soleil

Dans notre premier article sur la cigarette électronique, nous avons montré que la cigarette électronique, contrairement à ce que présentent industriels et commerçants de ces produits, était en fait bien une drogue dérivée du tabac.

Il y a un deuxième aspect dans la propagande de ces groupes en faveur de la cigarette électronique : ils présentent la cigarette électronique comme un produit n’étant pas dangereux et comme étant un moyen « d’arrêter le tabac », de se « faire plaisir sans risque ». Mais ce n’est pas vrai.

La différence avec la consommation classique du tabac est qu’il n’y a plus de combustion, donc plus de fumée brûlante et donc plus d’Oxyde de Carbone d’ingéré. Les poumons, la gorge et la bouche sont donc beaucoup moins impactés que lors de la consommation d’une cigarette normale. Mais cela n’en fait pas un produit inoffensif pour autant.

La nicotine, dont l’ingestion est la base de la cigarette électronique, est comme nous l’avons vu un produit dangereux qui est même mortel à haute dose. La nicotine perturbe de manière importante le fonctionnement du cerveau et le rythme cardiaque.
C’est aussi une drogue extrêmement addictive et virulente – c’est même d’après toutes les études indépendantes des monopoles du tabac une des plus addictives.

Si la cigarette électronique est dangereuse pour les gens la consommant, elle l’est aussi pour les autres. En effet, le « vapotage » passif existe bel et bien !
Lorsque les gens « vapotent », ils répandent dans l’air les entourant un mélange de solvants chimiques et de nicotine qui sera ingéré par les gens et les animaux les entourant.

La cigarette électronique est souvent présentée, y compris par des médecins complices de cette nouvelle industrie, comme étant un moyen d’aider les gens à arrêter de fumer.

Dans les publicités des revendeurs de cigarettes électroniques, sont repris tous les codes classiques qu’utilisaient avant les monopoles du tabac quand ils pouvaient encore en faire. Ils présentent leur drogue comme quelque chose de « chic », de « rebelle », consommée par des gens à l’attitude « cool » et détendue tout en étant moderne. Leur objectif n’est pas de « sortir les gens du tabac », mais de vendre leurs drogues à un public de jeune. Au lieu d’être un produit de sortie du tabac comme ils le prétendent, la cigarette électronique est une porte d’entrée vers la nicotine pour un grand nombre de jeunes.

Ainsi d’après une étude récente, 2/3 des jeunes de moins de 18 ans ayant essayé la cigarette électronique n’avaient jamais essayé la cigarette auparavant, et 40% des jeunes parisiens auraient déjà essayé la cigarette électronique.

De leur côtés, les médecins qui soutiennent cette industrie disent que l’important serait de réduire la consommation de tabac avant tout et que donc consommer parallèlement des cigarettes classiques et des cigarettes électroniques serait déjà un « mieux » pour la santé. Or ceci est totalement faux, et ils le savent ! Il n’y a pas de seuil en dessous duquel la consommation de tabac n’est pas dangereuse. Même à faible dose sa consommation amènera à la maladie et la mort

Si vraiment la cigarette électronique était un moyen de substitution, elle ne serait vendue qu’en pharmacie dans le cadre d’un suivi médical avec un vrai plan de sortie de la consommation du tabac.

La vérité, c’est que les industriels et les revendeurs de cigarettes électroniques cherchent juste à prendre la place des monopoles du tabac et à imposer leur nouvelle drogue. Et pour cela, ils visent les personnes jeunes pour les rendre dépendantes le plus tôt possible.

Pour les personnes dépendantes de la nicotine, se libérer de cette drogue est difficile, d’autant plus que les lobbys du tabac (et maintenant de la cigarette électronique) sont très influents et font tout pour empêcher que de vraies campagnes de prévention et d’aide à l’arrêt du tabac soient mise en place. Mais c’est possible ! Et cela en vaut la peine.

Etre prisonnier d’une substance qui transforme la manière dont notre cerveau fonctionne, qui l’empêche même de fonctionner correctement et qui transforme en « clients » fidèles et captifs des trusts du tabac ou maintenant de ceux de la cigarette électronique, n’est pas une fatalité.