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L’association ANICA

27 avril 2016 - Associations & refuges, Protection des animaux

Un stand de l'association ANICANUn flyer de l'association ANICAée en septembre 2006, l’association ANICA est basée et agit principalement à Douai. Dans la présentation de son site, elle souligne l’importance de prendre conscience de la disparition toujours plus grande des animaux sauvages et de la gravité de cette situation.

Dans un souci d’efficacité, l’association a choisi d’orienter son action contre les cirques avec animaux – même si elle continue à participer à d’autres luttes comme l’interdiction du commerce de la fourrure. Elle agit donc pour expliquer (notamment à travers les différents festivals et l’organisation de conférences) et montrer le mal que font les cirques aux animaux.

L’association a ainsi réalisé un travail d’enquête considérable sur le cirque Zavatta lors de sa présence à Douai en novembre 2008. Le reportage est disponible en ligne. En voici quelques extraits :

« une fosse aux reptiles ou les serpents sont malades suite à la lampe chauffante tombée en panne en début de saison du cirque. »

« nous avons également appris toujours à la date du 3 novembre 2008 après 18h que le lion, le lionceau ainsi que les 3 lionnes présents depuis le 31 octobre 2008 sur la place Brossolette à la ville de Douai n’avaient toujours pas été nourris d’après les informations toujours de la personne du cirque. Nous nous sommes interrogés sur la raison de l’absence de viandes pour ces fauves. Il s’avère que ce cirque n’a pas pu se fournir en viande à ces dates jusqu’à ce jour. A la date du 4 novembre, nous ne savons toujours pas si le cirque a trouvé le moyen de nourrir leurs fauves. (le lion, le lionceau et les 3 lionnes) »

« Le foin de la ménagerie du lama, des petits poney ainsi que de la chèvre est mélangé à de grosse flaque d’eau et aux excréments. Ce foin sert à les nourrir alors qu’il aurait simplement fallu déplacer l’enclos de la ménagerie de quelques mètres afin d’éviter la grosse flaque d’eau et de nettoyer correctement les excréments.

Le lama n’est pas tondu, ni même entretenu, il porte un harnais abîmé autour du cou qui lui sert beaucoup trop, à la limite de lui rentrer totalement dans la peau. »

« Un chien de petite taille et de couleur noir et blanc est également présent sur le cirque, nous avons remarqué qu’il avait un problème avec ses pattes arrières. Nous nous interrogeons donc sur son état de santé vous pourrez distinguer son problème lorsque nous le faisons marcher. Il semble maigre, il marche difficilement et semble avoir mal. Est-il soigné pour ce problème de santé ? Qu’est-ce qui a bien pu arriver à ce petit chien ? »

Ces extraits montrent à quel point l’enquête est détaillée. Le travail de dénonciation est donc précis et très sérieux.

L’association a d’ailleurs participé à ce que certaines villes refusent finalement d’accueillir des cirques avec animaux.

Elle nous a expliqué (lors du festival de la protection animale de Valenciennes) l’importance pour les gens qui le peuvent d’adhérer à cette association : les maires qui accueillent des cirques avec animaux et qui rencontrent l’association leur posent systématiquement les mêmes questions, à savoir combien ils ont d’adhérents et, surtout, combien ils ont d’adhérents dans leur ville.

Soutenir une association telle qu’ANICA peut donc peser dans le choix des villes d’accueillir ou non des cirques avec animaux, qui constituent aujourd’hui une aberration culturelle.

Si vous souhaitez découvrir plus l’association ANICA, retrouvez leur site et leur page facebook (qui semble plus active au jour de l’écriture de l’article).