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Le zoo de Lille, pas seulement un problème de taille

4 juin 2015 - Protection des animaux

Les emplacements dea ancien et futur zoos de LilleUn des suricates du zoo de LilleDans l’article précédent, nous parlions du zoo de Lille, et notamment de sa caractéristique : sa petitesse.

L’Association des Amis du Zoo, au salon Animavia 2014, défendait ainsi la nécessité de l’agrandissement du zoo. Il n’est pas possible aujourd’hui de retrouver cette revendication dans les brochures ou sur la page Facebook de Zooalil mais ce genre de revendication est courant de la part de personnes disant défendre les animaux.

Or agrandir le zoo de Lille ne peut signifier que deux choses : soit il est élargi à partir de sa place actuelle, soit il est déplacé pour pouvoir se déployer sur une plus vaste surface.

La première solution semble peu plausible puisque le zoo est entouré au Nord par la citadelle, au Sud par le canal de la Deûle, à l’Est par le Jardin des Enfants et à l’Ouest commence le bois de Boulogne.

La seconde solution est la plus logique. Et c’est d’ailleurs sur celle-ci que semble s’être arrêté la ville de Lille. En effet, cela fait maintenant plusieurs années que la mairie envisage de déménagé le zoo pour la zone dite « des Pyramides ».

Mais que ce soit la première ou la seconde solution qui soit adoptée, que signifie réellement l’agrandissement du zoo de Lille ? Cela signifie surtout l’empiètement sur la faune sauvage libre, qui est elle aussi bien à l’étroit dans cette ville de Lille que l’office du tourisme présente de manière perfide comme « avant tout minérale » !

Pour revenir à la zone des Pyramides, il est vrai que la zone est actuellement une espèce de plate-forme qui fait penser à de la culture en terrasse, avec très peu de végétation et par conséquent peu d’animaux également.

Mais ce n’est pas une fatalité. Le bois de Boulogne a ainsi subi de nombreux aménagements qui lui ont permis d’enrichir la faune et la flore qu’il abrite.

Il aurait ainsi été tout aussi envisageable de métamorphoser cet espace pour le consacrer aux espèces locales : canard colvert, héron, grèbe huppé, foulque macroule, poule d’eau, insectes en tout genre et iris des marais, saule et autres arbres et arbustes autochtones auraient ainsi été ravis de pouvoir habiter un nouveau lieu qui leur aurait été dédié.

Mais ce n’est pas le choix de la mairie de Lille. Le zoo de Lille déménagera probablement vers le secteur des Pyramides (mais ce n’est pas encore sûr, le projet ayant déjà été ajourné). Il devrait s’agrandir mais il n’est pas dit si l’objectif est d’agrandir les cages des animaux ou s’il est de pouvoir en ramener de nouveaux…

Car il est important de se soucier du bien-être des animaux du zoo de Lille. En défendant l’idée d’agrandir l’espace de vie des espèces locales, la question n’est pas du tout d’opposer les animaux les uns aux autres.

Mais alors se pose une autre question, celle du sort des animaux actuellement enfermés dans les zoos. Une question à laquelle nous ne pourrons évidemment pas répondre ici.

Cette question nécessite en effet une réponse nationale, voire mondiale. Les animaux des zoos, faute de pouvoir être rendus à la liberté, devraient pouvoir vivre dans des milieux (réserves particulières ?) leur permettant de s’épanouir au maximum.

Toutefois, avant de pouvoir réaliser un tel objectif, il va falloir que la considération pour les animaux évolue énormément. C’est un progrès qui sera forcément atteint.

N’oublions pas qu’il y a 30 ans seulement, dans le zoo de Lille, était cloîtré un ours dans une cage de 9m². Aujourd’hui, cela révolterait tout un chacun. Un jour viendra où l’existence même des zoos sera considérée comme aujourd’hui on considère la cage de cet ours : une insanité.