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Les 70 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau

27 janvier 2015 - Arts & culture, Histoire de notre région

La porte du camps d'extermiantion d'Auschwitz-Birkenau Lunettes de déportés d'Auschwitz-BirkenauIl y a tout juste 70 ans, le 27 janvier 1945, l’armée rouge libérait le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau installé par les occupants nazis dans la petite ville d’Oświęcim (Auschwitz en allemand) en Pologne.

Durant les 5 années de son fonctionnement, plus de 1.100.000 personnes y furent assassinées, dont au moins 1.000.000 de juifs, les autres personnes étaient Roms et des Sintis, des résistants polonais déportés et des prisonniers de guerre.

Ce camp d’Auschwitz-Birkenau était en fait composé de trois camps :

Chaussures de déportés d'Auschwitz-BirkenauCes trois camps étaient complétés par une cinquantaine d’autres petits camps dont une trentaine servait de camp de travail pour les différents trusts industriels allemands.

Ce mardi, une commémoration est organisée entre 11h et 14h à la Salle du conclave du Palais Rihour par l’Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés de la métropole lilloise, en partenariat avec la mairie de Lille et la communauté juive de Lille.

Il faut savoir que, dans le Nord et le Pas-de-Calais, environ 7700 personnes ont été déportées, entre 1940 et 1945, vers des camps de concentration et d’extermination.

Selon le site Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France :

« 1 772 Juifs domiciliés dans le Nord ou le Pas-de-Calais en 1939 ont été déportés dans le cadre de la « solution finale », vers les camps d’extermination, et pour une infime minorité vers des camps de concentration […].  Parmi eux, plus de 700 furent arrêtés dans la « zone rattachée » ; les autres tombèrent aux mains des Allemands dans d’autres régions de la France occupée. 95 % d’entre eux − des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards − ont péri, la très grande majorité ayant été gazée dès l’arrivée des convois à Auschwitz-Birkenau. »

« 158 Tsiganes arrêtés dans la « zone rattachée » à la fin de l’année 1943 ont été dirigés vers le camp d’Auschwitz. 85 % sont morts en déportation. »

Le site relate également l’événement le plus tragique qui a eu lieu dans la région :

« Le vendredi 11 septembre 1942 a lieu dans la Région Nord-Pas-de-Calais la plus grande rafle depuis la mise en place de la « solution finale ». Elle restera comme l’opération la plus importante de toute l’occupation dans le Nord de la France. 528 personnes, hommes, femmes et enfants sont envoyés au camp Dossin de Malines dès le lendemain (soit le 12 septembre 1942). Les déportés seront finalement envoyés à Auschwitz (Pologne) pour y être gazés. Seul neuf d’entre eux auront la chance de survivre… »

Le camp d’Auschwitz est donc le symbole du martyr des personnes juives et tziganes, mais aussi dans une autre mesure de la Pologne et des polonais, dont nombre de descendants habitent dans notre région. Ainsi, entre 140.000 et 150.000 polonais (dont 70.000 à 75.000 Polonais non juifs) ont été assassinés à Auschwitz-Birkenau.

Car ce n’est pas un hasard si les nazis avaient décidé d’installer un grand nombre de leurs camps en Pologne et d’autres pays slaves. L’occupation extrêmement brutale de la Pologne par les nazis avait pour objectif de la vider de la grande partie de ses habitants pour installer des « fermiers » allemands qui exploiteraient les survivants réduit en esclavage.

Se rappeler des personnes exterminées à Auschwitz est une chose importante car c’est empêcher qu’elles disparaissent totalement, là où le nazisme cherchait à faire disparaître jusqu’au souvenir de leur existence.