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Présentation du jeu d’échecs

15 avril 2014 - Une vie saine

Echecs, défense nimzo-indienneEchecs, ouverture contre-gambit FalkbeerIl existe de nombreux jeux de stratégie ; certains se jouant à deux personnes, d’autres à plusieurs, d’autres encore contre des machines ; certains très anciens, d’autres récents ; des jeux de plateaux, des jeux de cartes, des jeux vidéos, etc.

Le plus connu et le plus répandu est sans conteste le jeu d’échecs.

Le jeu d’échecs se joue à deux personnes sur plateau de 64 cases (8×8). Les deux adversaires ont chacun au départ 16 pièces : 8 pions qui forment l’avant-garde et 8 pièces majeures situées derrières les pions.

Le but du jeu est de mettre en échec le roi de son adversaire, c’est-à-dire de le placer en position d’être pris par une des pièces adverses quelle que soit la case où il se déplace.

Les pions ne peuvent avancer que vers l’avant (dans le sens de la zone de départ de l’adversaire), une seule case à la fois,  et prendre des pièces adverses en diagonale.

Les pièces majeures sont libres de revenir vers leur zone de départ. Elles ont chacune des types de déplacement différents : la tour avance en ligne droite, le fou avance en diagonale, le cavalier avance selon un « L » de 3 cases et peut sauter par dessus des obstacles, la dame avance en diagonale ou en ligne droite, le roi peut également avancer en diagonale et en ligne droite mais d’une seule case à la fois.

Le jeu d’échecs est un jeu très ancien. Si son origine est toujours sujette à débat, on est certain qu’il apparaît vers 600 ap. JC dans la péninsule indo-persane où il est connu sous le nom de chaturanga en sanskrit et de chatrang en persan.

Un jeu similaire nommé xiangqi existe en Chine et apparaît plus ou moins à la même époque, on ne sait pas qui du xiangqi ou chaturanga est à l’origine de l’autre.

Le jeu d’échecs se répand très rapidement dans le monde grâce aux échanges commerciaux le long de la route de la soie et connaît de nombreuses adaptations locales. Il est nommé shatranj en arabe, shatar en mongol, sit-tu-yin en birman, matruk en cambodgien et en thaï, catur en malais, shogi en japonais, janggi en coréen, etc.

Le jeu d’échecs est très vite adopté par les arabes qui le répandent à leur tour dans le monde et le développent stratégiquement. Des compétitions sont organisées dès le VIIIe siècle à la cour des califes de Bagdad et plusieurs ouvrages de théorie du shatranj sont produits.

Le jeu d’échecs arrive en Europe, par le biais des arabes,  à partir du XIe siècle (et se développe parallèlement dans les pays slaves et scandinaves). Certaines pièces sont transformées et renommées, ainsi le vizir devient la vierge puis la dame, l’éléphant (al fil en arabe) devient aufin puis le fou en français mais bishop (l’évêque) en anglais et s’appelle toujours alfil en espagnol, le roukh (qui vient de roka signifiant bateau en sanskrit) devient la tour. Les pièces deviennent plus mobiles et l’échiquier devient bicolore (rouge et noir au départ puis blanc et noir).

Les règles que nous connaissons aujourd’hui s’imposent durant la Renaissance vers 1650 et n’ont que très peu changé depuis. Il se développe alors une littérature théorique importante sur les échecs.

Au cours du XIXe siècle, le jeu d’échecs connaît des développements majeurs avec l’organisation des premières compétitions officielles et le début de révolutions stratégiques consécutives à son développement au sein des masses populaires.

Le jeu d’échecs est généralisé comme outil d’éducation et instrument de formation de la culture intellectuelle à la suite de la Révolution russe en URSS.

Il existe aujourd’hui des clubs d’échecs dans beaucoup de grandes villes de France ainsi que des lieux pour le pratiquer librement (par exemple à la Vieille Bourse de Lille).

Le jeu d’échecs permet de développer des stratégies et des tactiques très complexes et est doté d’une très riche littérature et de nombreux outils d’apprentissage. C’est donc un outil formidable pour entraîner l’esprit dans un cadre convivial.

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